jeudi 4 février 2016

COPAIN44 occupe toutes les sous-prefectures en Loire-Atlantique

[Texte reçu de la part de la liste de diffusion "broussailles" à 12h16, 4 février 2016]

COMMUNIQUE DE PRESSE du COPAIN44
04/02/16

Nous prenons acte des récentes déclarations. Mais il n'y a pas de réponse claire et sans ambiguïté.
Nous paysans de Copain 44 et d'ailleurs prenons acte des récentes déclarations de Ségolène Royale, et approuvons que les alternatives au projet d'aéroport à Notre Dame des Landes soient enfin envisagées comme nous le demandons tous depuis longtemps.

Nous voulons que ce soit les préliminaires à une vraie étude de fond objective de l'optimisation de l'aéroport actuel, et de l'abandon du projet de transfert.
Toutefois, malgré les déclarations de la ministre, qui vont dans le bon sens, nous n'avons pas reçu aujourd'hui de réponse claire et sans ambiguïté quand au sort des habitants et paysans, historiques ou non, de la Zad de Notre dame des Landes.

Nous ne pouvons pas admettre que le couperet de l'expulsion plane au dessus de leur tête au quotidien. Nous décidons, donc, de poursuivre notre programme d'actions tant que Mr Hollande n'aura pas réaffirmé clairement et fermement qu'il n'y aura aucune expulsion de la Zad et qu'il n'y aura aucun travaux d'entrepris avant l'aboutissement de la totalité des recours juridiques auprès des instances françaises et européennes.

Sans réponse, nous continuons les occupations !

Aujourd'hui, jeudi 04 février à 11h20 :
1- Occupation de la sous-préfecture de Redon 44 :
Contact presse, comités et paysans de cette action : 06 31 62 24 53
2- Occupation de la sous-préfecture d'Ancenis 44 :
.Contact presse, comités et paysans de cette action : 06 34 14 94 24
3- Occupation de la sous-préfecture de Saint Nazaire 44 :
.Contact presse, comités et paysans de cette action : 06 14 76 22 37
4- Occupation de la sous-préfecture des Sables d'Olonnes 85 :
.Contact presse, comités et paysans de cette action : 06 88 39 92 40

Il n'y aura pas d'aéroport à Notre Dame des Landes, Nous mettrons tout en œuvre pour empêcher la
disparition des terres de la ZAD et de tous ceux qui la font vivre.

La seule issue, c'est l'abandon du projet.
Copain 44 - Contacts presse : 06 87 52 34 26 / 06 21 04 76 84

samedi 9 janvier 2016

Enfin une piste cyclable de qualité à Nantes !

du département de l'abandon des projets inutile et couteux

La nouvelle que les expulsions vont commencer sur la ZAD en dépit de plusieurs procès encore en cours a suscité l'appel pour un rassemblement pour montre l'opposition populaire au projet d'un nouvel aéroport 25km au nord de Nantes à Notre Dame des Landes.

Je n'ai pas encore trouver un bon argument pour, et plusieurs contre, donc bien sûr j'étais motivé d'y aller et montre mon soutien dans une manière concrète. Néanmoins j'ai eu la garde du gosse jusqu'au midi (une bonne chose en termes de préparation) mais forcément j'étais un peu en retard par rapport à l'heure prévue de 1130h.

C'était un très agréable balade à travers la ville, à mon œil était assez bondée ; le choix de la périphérique pour se manifester était très sage : pourquoi gêner les gens qui ont déjà montré leur bon sens en prenant le transport en commun vers les soldes en centre ville ? Mieux bloquer les bagnoles polluants et grandes surfaces autour de la périphérique. J'ai rendu service à plusieurs cyclistes en route avec mes outils et mes connaissances du coin, et la périphérique à Neustrie atteint, commencais mon habituel bavardage avec n'importe qui sur n'importe quoi.
deux manifestantes portent un banderole qui lit
(On peut imaginer)
Dans les partis plus libres de la périph dont on peut rouler facilement, j'étais frappé par la haute qualité de la bitume en comparaison avec celle fournit pour mon quotidien cycliste en ville, et je m'amusais en criant "Enfin une piste cyclable de qualité à Nantes !" slogan jugé marrant par tout le monde.

Enfin j'ai trouvé mes potes sur la montée vers le sommet du pont, et j'ai invité Marc à partager ma boîte de lentilles à l'Auvergnat chauffée avec le gaz:


Après un bref repos j'ai grimpé le pont:
Vue du centre ville de Nantes du sommet du pont de Cheviré
Très belle descente vers Chantenay et le bonheur de rentrer juste avant une orage assez violente qui sans doute à bien arrosée les eventuels retardataires. Toute simplement c'était parmi les meilleures jours de ma vie en France, un vrai plaisir pour rencontre les amis neufs et anciens--et, après huit ans sur Nantes, le privilège de traverser à vélo la Loire à Cheviré, une activité normalement interdite aux cyclistes.
***
Mises à jour:
1) 0915h, 10/1/2016
1. Un cher internaut de langue maternelle française m'a recommander de réviser une phrase peu clair. Désormais elle lit "J'étais frappé par la haut qualité de la bitume en comparaison avec celle fournit pour mon quotidien cycliste en ville." Ce n'est pas mon habitude d'embaucher un correcteur pour les textes ici; mais évidemment il serait préférable. J'avais donné priorité à la rapidité de parution au prix de confort francophone. Désolé pour l’inconvenance.
2. Ampleur de la manif. Je peux témoigner que, debout sur une glissière à l'échangeur sud du pont (à quelques centaines de mètres de la commencement de la montée de la chaussée vers le pont), il était les manifestants aussi loin que l'œil puisse voir dans les deux directions : au sommet du pont, et derrière moi vers la Porte de Grand Lieu. Les deux estimations de 7000 et 20000 manifestants me paraient conservatrices, et à mon avis le grandeur du spectacle doit faire réfléchir la minorité pro-aéroport.
3. J'ai enrichi le texte avec l'ajout de quelques liens : j'ai croisé l'encyclique du Pape François grâce à mon intérêt dans l'activité de la production et analyse de commentaires internautes et le peer review (~~comité de lecture). Le système du commentaires développé à http://hypothe.is est assez importante pour ce qui s'intéresse dans ce genre de production textuelle.
update 2 (11/01/2016, 1103h) Archive de mes remarques publiques en français sur les reseaux sociaux:
Et à breizh-info.com:
Je soutiens l'argument globale que l'enjeu NDDL se base sur la spéculation immobilière--les terrains agricoles autour de NDDL se transformeraient au fur et à mesure de temps en zones industrielles (et leur axes routières) avec les prix foncières juteux qui vont avec. Néanmoins je critique cet article pour sa propagation de la fausse notion que "le transfert" "libéra" du terrain à Bougenais. Dans tout que j'ai lu sur l'enjeu, Airbus (2000 emplois locaux) oppose le transfert, et continuera d'avoir besoin de la piste à Nantes-Atlantique pour ses livraisons Beluga. Un industriel aussi dépendant sur la soutien de l'État comme Airbus n'a pas forcément la liberté pour s’exprimer sur tout enjeu politique, mais d'après tout il sera toujours une piste d'atterrissage à Nantes-Atlantique. Bon, si le système français arriverait à bétonner une vaste étendue du joli bocage, terres agricoles et zones humides (et les nappes phréatiques qui vont avec) pour une poignée des spéculateurs et leur fidèles édiles sans originalité ni imagination, c'est la rupture.
Update 1911h, 14/2/201:
et à phillipegrosvalet.fr

J’ai le souci d’un juste équilibre entre le développement économique et social et la préservation indispensable de nos ressources naturelles.
Tout à fait.
Le projet d’aéroport du Grand Ouest répond, selon moi, à ce double défi.
Si vous me le permettez, je voudrais vous expliquer mes soucis en lisant cette phrase de votre part.
J’avais observé dans mes 7 ans en France un laxisme dans l’aménagement du territoire qui est (pour moi) complètement alien et bizarre. Il paraît que la spéculation sur les prix fonciers des terres agricoles est le sport national, avec les villes et villages étalés un peu partout. Dans mon petit pays de naissance, l’Écosse, une telle attitude vers les espaces vertes seraient considéré par la grande majorité du peuple complètement hors raison. Mais ici, avec la seule geste de la plume d’un homme politique, un hectare agricole loué à 100€ par an, devient une lotissement constructible ou zone industrielle à vendre à peu près €1 million l’hectare. La tentation est clair, mais est-ce que c’est raisonnable ?
Et la difficulté avec l’aéroport proposé à Notre Dame des Landes, est que, jusqu’aujourd’hui, le dossier me paraît éparpillé des fautes (absence devis pour les liaisons de transports en commun, l’avenir d’Airbus à Bougenais, effets sur les nappes phréatiques, non-respect d’espèces protégés…) Pour moi, l’étranger un peu étonné qui personne ose proposer de bétonner un bocage aussi joli qui l’existant à Notre-Dames des Landes, la meilleure interprétation que je puisse trouver soit que les hommes politiques comme vous, M. Grosvalet, sont tenu pour défendre les décisions indéfendables d’hier pour raisons de discipline interne parti politique.
Ce circonstance donné, il me paraît la responsabilité de tous pour contester cet deuxième* aéroport pour Nantes jusqu’au moment du retour de la raison dans les vrais enjeux du débat.
(*au moins jusqu’au moment qu’on reçoit la nouvelle du projet de transfert de l’usine Airbus de son siège existent à Bougenais. L’utilisation du mot “transfert” dans ce contexte est précisément le genre de malhonnêteté linguistique qui est si lamentable. Selon vous, à quelle date la fermeture de la piste d’attérissage de Nantes-Atlantique elle sera prévue ? J’attends vos précisions sur cette détaille importante avec intêrét.)







jeudi 15 octobre 2015

Clochez plus camarades !

Un bon sommaire des bénéfices du vélo pour les trajets quotidiens est publié ici par un parisien, Adrien Saumier, qui s'identifie avec Europe Écologie Les Verts. L'auteur raconte les leçons de ses dix premiers mois du 'vélotaf" (l'utilisation du vélo pour un trajet quotidien au travail). Son paragraphe 6, qui traite sur l'utilisation de la sonnette suggère que notre correspondant pratique un style du cyclisme impérieux, avec la ressorte fréquente à la sonnette pour avertir les piétons à sa présence. Je lui offert le commentaire qui suit pour son blog, mais malgré l'apparition des deux autres commentaires, il n'a pas publié le mien. Selon la règle artistique stricte que les commentaires refusés sont les plus intéressants, il paraît ici, sans autre remarque:

Un bon sommaire des bénéfices du vélo pour les trajets quotidiens.

Toutefois je questionne votre utilisation fréquente de la sonnette. J'ai une sonnette sur mon vélo de ville, mais je l'utilise que très peu : ce n'est pas poli chez le piéton à mon avis—la langue de Molière est à notre disposition si on aurait vraiment besoin pour communiquer avec autrui ; pour un signal plus général de ma présence, je sifflote une petite mélodie. Chez le conducteur, la sonnette est inutile ; si on voudrait vraiment lui faire signe audible, mieux crier haut et fort.

La patience, le respect, et la courtoisie devraient être nos mots d'ordre pour la vie civilisée ; clochez plus !

vendredi 3 octobre 2014

Sur la route à l'enfer cycliste


"Soit prudent de vos rêves : elles pourraient venir la réalité un de ces jours..." 

Nous, militants cyclistes à Londres, étions toujours soucieux de n'être pas s'emparer par les urbanistes professionnels, qui font le "possible" alors que nous luttions pour "l'impossible" : la fin de "car culture" en ville, avec ses impossible demandes pour surface, danger, pollution. Ma vision reste de réclamer les routes pour le cycliste, en laissant les piétons tranquilles sur le trottoir, et la méthode à la Hollandaise de "cycle apartheid" n'a rien à foutre avec la promotion du vélo; plutôt pour nous entraver.

Les urbanistes peuvent faire des choses utiles pour le cycliste bien sûr : en gardant le double sens pour le cycliste alors que les conducteurs sont obligés de respecter un sens unique, par exemple (la principe de la perméabilité) ; la réduction de vitesse maximale des tronçons de route ; mais si chaque "avance" est accompagné par des reculs, par exemple l'apparition des panneaux de signalisation routière "Cyclistes interdites" sur les routes avec une piste cyclable à côté (voir D39 Nantes-Sucé, D75 Indre-St. Herblain, D107 Chantenay-Indre), on commence à douter la bonne foi des urbanistes.

Donc je suis allé à une réunion organisé par Place au Vélo avec Olivier Razemon hier soir pour critiquer leur stratégie.

J'ai fait mon intervention contre le cyclisme sur le trottoir (l'aménagement  séparatiste) pendant la réunion.

J'ai commencé avec le dicton "La route à l'enfer est pavée avec les bonnes intentions," et l'opinion que, dans mes 7 ans sur Nantes, l'expérience cycliste a dégradée. J'ai lu un extrait du texte de M. Razemon, qui cloue le vrai problème qui gêne le partage des routes :

Le conducteur adipeux et arrogant qui manie son volant d'une main, fait crisser les pneus de son 4x4, acclélère à la vue d'un pieton et insulte les cyclistes d'un doigt d'honneur, tout le monde l'a déjà recontré au moins une fois.

(Bien sûr ils sont cinq fois plus nombreux en Angleterre, d'où ma préférence pour la vie en France! Et la belle loi Badinter de 1985 donne la force au cycliste aussi.) Et j'ai demandé au M. Razemon, et la salle en générale, si, on ignorait la vrai difficulté, habilement décrite, en fouillant dans les détailles de dépenses sur la voirie de €80millions d'euro jusqu'au 2020? On règle les problèmes de comportement avec l'education et la loi, ne pas seulement avec l'aménagement de la voirie.

Je n'ai pas ajouter qu'on peut rédiger le texte cité comme "Le cycliste musclé et arrogant qui manie son guidon d'une main, fait crisser ses pneus, accélère à la vue d'un piéton et insulte les conducteurs d'un doigt d'honneur, tout le monde l'a déjà rencontré au moins une fois." pour illuminer l'expérience quotidienne piétonne sur la nouvelle axe nord-sud à Commerce. L'ennemi n'est pas la mode de transport choisi, ni des fautes de marquage routières ; c'est les roulants qui manquent le respect pour autrui.

Même si je trouvais un bon niveau de langage courant pour m'exprimer, je crois que ma parole n'était pas bienvenue. Le président de l'asso a désapprouvé mes remarques avec un témoignage perso sur son amour de la piste cyclable désormais obligatoire qui allonge la D39 vers Sucé, et une remarque ad hominem alors que je sois cycliste affirmé je ne fasse pas partie de la population des nouveaux cyclistes désirés et cherchés.
Je suis bien familier avec cet genre d'argument en l’Angleterre, mais franchement, c'est con. Oui je suis d'accord pour le choix entre la piste et la route ; mais pourquoi il faut faire la piste obligatoire? Parce qu'elle est inférieure.
Voilà, comme les droits des cyclistes reculent en guise de les augmenter ! C'est une véritable manoeuvre de génie Fordiste. Les Fordistes, eux, jamais oublient leur principe de base: tout le monde doit rouler en voiture. Le piéton comme le cycliste insultent cette principe : on ne pourrait pas faire mieux pour les emmêler ensemble sur un trottoir au bord de la route pour lutter l'un contre l'autre, en laissant la route clair pour les vrais gens du voyages ! Et si le cycliste aurait la témérité de rouler sur la route même s'il y a une piste cyclable à côté, lui klaxonne bien le désobéissant ! Défenseurs de droits cyclistes ? J'y crois pas !
En rentrant chez moi, j'ai eu le temps de lire la dédicace dans mon exemplaire du livre aimablement fournis par M. Razemon :

Nantes, le 2.10.14
Pour Douglas
Cycliste invetéré, qui pourrait même rouler sur l'autoroute!
Olivier Razemon


Word!

mercredi 2 avril 2014

La censure de #NDDL sur Twitter?

C'est tard, et j'ai envie de me dormir, mais l'impossibilité de tweeter le suivant m'a détenu:

M. Duff retirerait 300 emplois si #NDDL n'aurait pas lieu: http://is.gd/mfAKll Et l'aéroport actuel de Rennes ne sert à rien?

C'est tout bizarre parce que c'était possible de tweeter autre choses, mais ce texte faillite avec un message 'internal server error' ou bien 'Your Tweet was over 140 characters. You'll have to be more clever.' (Il faut dire 'cleverer' non?)

J'ai utiliser plusieurs URL-shorteners et cetera, mais en depit de tous mes efforts, je restais bloqué.

Mais c'est bien possible d'être censuré sur Twitter : http://www.bbc.co.uk/news/world-us-canada-16753729 C'est juste je ne peux pas m'arriver à croire que ça vaut la peine d'y faire.

More here: http://juliusbeezer.blogspot.fr/2014/04/was-this-url-censored-on-twitter.html (anglais)

vendredi 16 novembre 2012

Sur la distinction fine du faucon et faucille

J'aime beaucoup habiter en France. J'y adopte l'attitude d'un anthropologue curieux qui examine et s'émerveille des codes cachés des autochtones ; une aide remarquable à la santé mentale. Quand les choses ne se passent pas comme je le désir, je me détends et me satisfais en notant les différences dans nos points de vue. La culture est, au bout de compte, juste une convenance de folies partagées. Vive la différence!
Mais cette attitude décontractée se raidit un peu quand je réfléchis à l'enjeu de l'aéroport proposé à Notre-Dame des Landes, près de Nantes. A récapituler : il y a déjà un aéroport, récemment primé, à 8 km au sud-ouest de la ville (et à 500 m du terminus du tramway). Actuellement servant 3 millions de voyageurs par an, il est loin de sa capacité maximale, estimée à 7 millions de voyageurs par an. Airbus, qui a une usine de fabrication à côté de l'aéroport existant (qui emploie 2000 salariés), utilise la piste d'atterrissage existante pour livraisons et déclare qu'il n'a aucun désir de déménager.
L'étude prétendue "d'utilité publique", nécessaire pour le rachat des terres et propriétés est invalide. Le tram-train destiné à l'aéroport de Nantes était pris comme bénéfice du projet, tandis que son coût était omis, selon l'étude indépendante du cabinet CE Delft en 2011.
Le FMI a estimé que le prix du pétrole va doubler dans les prochains dix ans. Le prix du kérosène représente 34 % du prix d'un billet d'avion. Les déplacements aériens Low Cost appartiendront bientôt au passé. Certaines industries aériennes, qui tablent sur une augmentation du trafic, sont dans le mensonge...
Les voyages aériens, et particulièrement les courts courriers émettent vingt-neuf fois plus de dioxyde de carbone par kilomètre que l'équivalent ferroviaire. Le trajet Nantes-London, en TGV, prend moins de 5 heures. Pour les longs courriers, le TGV direct de Nantes vers Charles De Gaulle est déjà à votre disposition.
L'accord avec la société multinationale dote Vinci de 250 millions d'euro de subvention publique, et puis donne le droit exclusif à opérer l'aéroport pour 55 ans : le partenariat privé-public le plus veule imaginable.
Alors que les grands médias ici voulaient présenter les opposants à l'aéroport comme anarchistes violents et écolos naïfs, l'opposition se base en réalité sur des réflexions raisonnables qui prennent en compte toutes les facettes de l'enjeu.
Bref : nous ne voulons pas acheter un éléphant blanc, alors qu'un coin de France plutôt vert et agréable est complètement détruit.
Les arguments environnementaux contre l'aéroport sont déjà bien étayés. En particulier, on doit noter que les zones humides de Notre-Dame des Landes approvisionnent la nappe phréatique dont tous les Nantais dépendent pour boire et se baigner. Que l'étude de cet enjeu essentiel soit truqué pour donner la réponse correct (pour les gouvernants actuels) est complètement méprisable.
On voit régulièrement un gouvernement local proposant des mesures qui heurtent le bon sens ; c'est évidemment le cas pour ce projet monstrueux. Il est nécessaire d'examiner derrière les positions publiques de tout acteur, et de faire l'analyse des raisons véritables de leurs actes.
Le gouvernement local est tout concerné par la maximisation de la valeur de l'immobilier. Le vent dominant à Nantes souffle de l'ouest, donc les vols qui atterrissent à l'aéroport actuel à Bougenais passent normalement au-dessus du centre-sud de Nantes. Les niveaux de bruit sous ces trajectoires de vol sont tels que le développement dans ces zones est inhibé. Comme tout enfant éduqué devant la télé par Scooby-Doo le sait, les promoteurs immobiliers sont la source de n'importe quel phénomène surnaturel. C'est probablement le cas ici aussi. Sans doute, les enveloppes bien garnies ont déjà transitées à l'occasion du changement d'aménagement du territoire, aussi bien au sud de Nantes qu'à Notre-Dame des Landes. Si j'étais un opposant à l'aéroport, je ferais une petite enquête "cui bono ?" avec les transactions cadastrales et les fortunes de familles des acteurs impliqués.
J'avais aussi entendu parler de théories variées sur la taille colossale de l'aéroport proposé, qu'il est conçu en secret comme un parking gigantesque pour avions dans le cas d'une crise globale. Cela paraît plutôt loin de la réalité : il y a beaucoup de lieux plus sec et plus chaud que Nantes en hiver pour stocker les technologies rouillantes. Ni d'accord pour l'idée qu'il y a besoin militaire essentiel de construire Bagram 2 aux nord de la Loire pour dominer le nord-ouest de la France. Les avions s'en foutent, des rivières !
Pour la pertinence de l'argument de "sécurité" de la ville—que les vols qui passent au-dessus de la ville de Nantes présentent un risque pour le public—un argument incroyablement utilisé par les promoteurs de l'aéroport ici comme un élément sérieux de leur propaganda ; bon, c'est ridicule. L'industrie aérienne est justement fière de son bilan de sécurité : sécurité nécessaire, parce que personne n'achèterait de billets si les désastres aériens étaient fréquents. En tant qu'ancien habitant de Londres, au-dessus de laquelle un avion destiné à Heathrow passe toutes les 60 secondes, de 6 h à 23 h, tous les jours de la semaine, je trouve ça pitoyable. S'il est vrai que les contrôleurs aérien sont commandés à diriger les vols sur le centre ville afin de renforcer l'argument pour le nouvel aéroport, je ne sais pas. Si tel est le cas, c'est au-delà de toute raison. Bien sûr, les pilotes ne sont pas d'accord que l'aéroport actuel est dangereux.
Les arguments pour la création des emplois sont aussi faux : les emplois qui existent dans la région sont déjà existants. Leur transfert à travers la ville n'augmentera pas leur nombre : ça nécessiterait une augmentation du trafic aérien, et comme nous avons déjà compris, la croissance du passé ne peut pas continuer. Emplois même peut-être perdus si Airbus décide de couper ses pertes et consolider ses opérations ailleurs, à Toulouse ou St. Nazaire. Si l'on veut dépenser une subvention publique d'un demi-milliard d'euros dans les industries de construction, mettons-la sur l'amélioration de l'efficacité énergétique des foyers et entreprises, vecteur de beaucoup plus d'emplois, pour le bénéfice de tous dans l'avenir.
Il est vrai que l'agriculture laitière représente le marasme de la politique agricole, le nadir de l'imagination de la production de nourriture. Néanmoins, c'est une tradition immémoriale dans ce coin, et je suis le dernier à demander une réduction dans ma part de fromage français. Mais une surabondance laitière appelle à un soutien aux producteurs imaginatifs, plutôt qu'à l'épandage de 2000 hectares de nouveau béton. Les occupants de Notre-Dame des Landes ont déjà montré la voie sur cet enjeu avec un minimum d'investissement. Imaginez le paysage beau et diversifié possible avec la moindre miette de l'argent actuellement versé à Vinci.
J'ai quelque compassion pour les pauvres policiers chargés du sale boulot de l'éviction des occupants, bras armés des intérêts corporates corrompus déjà soulignés. Ils doivent examiner leur conscience. Les servants honorables de la loi et de l'ordre dans la république doivent sûrement être persuadés que la justice a été faite d'une manière rationnelle et impartiale, dans l'intérêt du peuple : comment pourraient-ils jouer leur rôle, après le moindre examen des enjeux, je ne sais pas. Un appel à leurs collègues anti-corruption ne serait-il pas utile ?


Notes:
Cet article a été initialement publié en anglais à 16 h 45, le 15 novembre 2012
Révisions mineures et liens additionnels ajoutés 6 h 45 le 16 novembre 2012.
Traduction vers le français 21 h 15 le 16 novembre 2012.
Je rémercie beaucoup Olivier Tempéreau pour sa relecture de cette traduction. Néanmoins toute faut reste la mienne.
V.O. en anglais ici: http://juliusbeezer.blogspot.fr/2012/11/hawk-handsaw-who-knows.html

Sa titre référence le vers immortel de Hamlet : "I am but mad north-north-west: when the wind is southerly I know a hawk from a handsaw." (II,ii)

Droits d'auteur : CC0 : à copier gratuit et libre. Crédits et liens toujours appréciés, aussi nouvelles par rapport à des traductions.

Motivation : kudos à France24. Le soi-disant système de commentaires sur leur site m'a beaucoup motivé. Leur refus de publier le commentaire qui suit était le coup au cul nécessaire pour rédiger et traduire cet article.

Mon commentaire pour eux est écrit : "In your haste to paint the opponents of the proposed airport as violent anarchists, you omit a critique of the arguments for its claimed necessity: 0) Nantes already has a prize-winning airport. It is nowhere near its maximum capacity, estimated to be 7 million passengers/year. Airbus has a plant next to the existing airport that employs 2000 people, relies on its runway for deliveries, and has stated it does NOT want the move! 1) The alleged "public utility" study for the compulsory purchase of the land was flawed. The rail link to the proposed airport to Nantes was counted as a benefit of the scheme, but its cost was not counted, as revealed by an independent 2011 study. 2) The IMF calculates that the price of kerosene will double in the next 10 years. 34% of the cost of an air ticket is the fuel costs. Low cost air travel is about to become a thing of the past. Wild air industry claims for traffic growth are simple lies. 3) Air travel, and especially short-haul air travel generates thirty times more carbon emissions/kilometre than rail. Nantes-London is already possible in less than five hours by TGV. You can get a TGV direct to Charles De Gaulle airport from Nantes if you must fly long-haul. 4) The deal with the multinational corporation Vinci hands them a €250m. public subsidy——then gives them exclusive operating rights for 55 years: a public-private partnership of the most craven kind. Saying NON! is a no-brainer for prudent taxpayers and tree-huggers alike!"


CC0
To the extent possible under law, Douglas Carnall has waived all copyright and related or neighboring rights to Sur la distinction fine du faucon et faucille (single blog post). This work is published from: France.

jeudi 24 juin 2010

Je m'en fou de Londres

A Londres, assez loin, dont le train, l'enfant, la femme, et réuni avec toute la famille. L'occasion: une vernissage littéraire pour un nouvel bouquin. Il est assez cher ce bouquin, que de 500 examplaires sont fait pour l'instant, donc j'imagine c'est plutôt un truc pour les bibliothèques specialisées dans l'histoire de l'Inde ou le colonialisme. Son sujet: Horace Alexander, homme diplomate anglais, colporteur favorisé par les deux cotés de la lutte: l'empire britannique, et la nouvelle parti des autochtones: leader le Mahatma Gandhi.

Bon. En fait, je n'était pas de tout bien la semaine avant: mauvais sommeil à cause bébé, tracassé dans notre petit triplet, et j'était en train d'annulé tout l'affair. Mauvaise décision, avec plein conséquences. A la fin, un âme faché, une semaine (presque) dans une crise assez sévère, un passeport perdu. Si on ne rigole pas, on pleurait. Mais je me trouve encore vivant en France, heureux d'être reuni avec ma famille, mon appart, mes nouvelles affaires. N'importe quel me ne tue pas, me fait plus fort.

Je disait que ils sont fous, et ils disent que c'est moi qui est fou, et Sacre Bleu, je me trouve battu aux voix.